Sur une photo prise quelques jours avant mon hospitalisation je découvre ce rictus qu'on ose maintenant me décrire. la fixité du regard, mon visage tiré ma peau presque transparente. Une copine me racontes, un jour les stratagémes dont j'usais lorsqu'elles avaient rendez-vous, pour me voir, d'abord à mon insu cachée derriére un pilier ou un abribus, avoir le temps de s'habituer. Ils disent " tu faisais tellement peur, tu avais l'air tellement déterminée tellement lointaine." Ils disent on ne savait pas comment t'aborder, te parler, tu étais innaccessible. Nous aussi on faisait des efforts pou avaler notre salive." ils me regardaient m'étioler, de l'exterieur avec une sorte de résignation désolée. La plupart se sont tus, ils ont fait comme si de rien n'était, ou bien ils se sont éloignés en sifflotant. Certains ont céssé de me voir, mais les autres se sont accrochés aux rideaux. j'ai toujours une pensée pour ceux qui ne m'ont jamais laissée tomber , qui continuait d'appeler, de passer, sans jamais rien recevoir de ma part. Je promettais, pots, cinémas, bouffes, toujours impossibles, reportés, annulés. Je gavais mon agenda de rendez vous et m'enfonçais chaque jours un peu plus dans la solitude.Je jonglais avec les pretextes, les excuses, les imprévus parce que je ne pouvais plus suivre, parce que je ne pouvais pas dire simplement je ne peux plus je ne peux m'asseoir, voilà c'est tout je ne savais plus rien faire d'autre que bruler mon corps de l'interieur, ça me donné l'impression d'avoir chaud mais en réalité j'avais froid. mais ça je ne pouvais pas leur dire. Pauline Penicaud

Sur une photo prise quelques jours avant  mon hospitalisation je découvre ce rictus qu'on ose maintenant me décrire. la fixité du regard, mon visage tiré ma peau presque transparente. Une copine me racontes, un jour les stratagémes dont j'usais lorsqu'elles avaient rendez-vous, pour me voir, d'abord à mon insu cachée derriére un pilier ou un abribus, avoir le temps de s'habituer. Ils disent " tu faisais tellement peur, tu avais l'air tellement déterminée tellement lointaine." Ils disent on ne savait pas comment t'aborder, te parler, tu étais innaccessible. Nous aussi on faisait des efforts pou avaler notre salive."  ils me regardaient m'étioler,  de l'exterieur  avec une sorte de résignation désolée. La plupart se sont tus, ils ont fait comme si de rien n'était, ou bien ils se sont éloignés en sifflotant. Certains ont céssé de me voir, mais les autres se sont accrochés aux rideaux. j'ai toujours une pensée pour ceux qui ne m'ont jamais laissée tomber , qui continuait d'appeler, de passer, sans jamais rien recevoir de ma part. Je promettais, pots, cinémas, bouffes, toujours impossibles, reportés, annulés. Je gavais mon agenda de rendez vous et m'enfonçais chaque jours un peu plus dans la solitude.Je jonglais avec les pretextes, les excuses, les imprévus parce que je ne pouvais  plus suivre, parce que je ne pouvais pas dire simplement  je ne peux plus  je ne peux  m'asseoir, voilà c'est tout je ne savais plus rien faire d'autre que bruler mon corps de l'interieur, ça me donné l'impression d'avoir chaud  mais en réalité j'avais froid. mais ça je ne pouvais pas leur dire.      Pauline Penicaud



« - Savais-on seulement qui j'etais ce que j'etais devenu ?

# Posté le vendredi 28 août 2009 06:31

Modifié le vendredi 28 août 2009 06:42

Dîtes, vous souvenez-vous de moi ? Je ne pensait qu'à lui et à la photographie. J'aimais l'écriture. Le rock et la vodka. Mes ami(e)s et lui éspérait que je devienne une artiste. Je crois bien que j'ai réussi. j'etais l'artiste des sentiments oubliés. Le plus grand réconfort, dans la vie, c'est de regarder par-dessus son épaule et de voir des gens plus malheureux que vous, qui font la queue derrière mais c'est toujours compliqué de sourire quand on en a pas envie de se taire quand on a besoin de parler mais est ce que tout ceci a encore un sens ? L'amour et la confiance sont-ils un seul et même sentiment ? Oui, du moins c'est ce que je pensais. J'aspirais à ma tranquillité d'esprit comme on songe à recommencer sa vie. En partageant le malheur des autres, il arrive que nous nous protégions de celui qui, confusément encore, nous menace ; la compassion peut être une distraction. Mais quand la souffrance est là, il peut y avoir, plus qu'une consolation, une paradoxale euphorie d'en éprouver l'universalité. Au contact des personnes qui sont dans le chagrin, ou à peine sorties de l'adversité, ma propre infortune se diluait mais ne se dissipait pas, agissant à la manière d'un café trop fort qu'on allonge, ce qui le rend, dit-on, encore plus stimulant. Me fondre dans le malheur du monde ne me faisait pas ressentir moins douloureusement celle dont je pensais être touchée, cela l'exaltait souterrainement. Sans y prêter attention les pages que j'avais écrites il y a si longtemps se sont échappées de mes mains et se sont éparpillées par terre. J'ai pensé : Qui ? Et comment ? J'ai pensé : Après toutes ces... Ces quoi ? Ces annéesEn m'agenouillant pour ramasser les pages noircis de mots, les questions défilées. Est cette insensibilité qui te rendais aussi vide ? Est ce moi qui étais trop amère ? Ma première vrai rupture en direct j'aurais jamais cru que ça serait pareil qu'un accident de voiture, un violent coup de frein et je me prends un choc émotionnel de plein fouet. Etais est ce entièrement ma faute ? C'est bizarre ce qui peut a pu me traverser l'esprit dans des moments pareils d'ailleurs c'est quoi l'amour est ce aussi fugace ? Apres ma rupture plus j'essayais de dormir moins j'étais fatiguée j'étais bien éveillée j'ai tout essayé j'étais tout simplement immnisé contre le sommeil. J'existais très peu, physiquement. J'étais vague, brouillée, incertaine, j'étais à peine. Un peu là beaucoup ailleurs. J'avais ce besoin d'évoquer certains êtres qui illuminé mon parcours me tenaillaient depuis que j'avais découvert qu'ils occupaient mes nuits. L'histoire de tous avait eu raison de son histoire à lui. Il avait pourri la promesse. C'est un beau jour de printemps parisien pourtant certaines nuits encore le manque d'amour réveille me réveille en pleine nuit, me rappelant que je suis seule et que j'ai l'impression d'étouffer, je me lève boire un verre d'eau, mais l'amour qui n'est pas là me coupe le souffle une nuit de plus. Pauline Penicaud

Dîtes, vous souvenez-vous de moi ?  Je ne pensait qu'à lui et à la photographie. J'aimais l'écriture. Le rock et  la vodka. Mes ami(e)s et lui  éspérait  que je devienne une artiste. Je crois bien que j'ai réussi. j'etais  l'artiste des sentiments oubliés. Le plus grand réconfort, dans la vie, c’est de regarder par-dessus son épaule et de voir des gens plus malheureux que vous, qui font la queue derrière mais c’est toujours compliqué de sourire quand on en a pas envie de se taire quand on a besoin de parler mais est ce que tout ceci a encore un sens ? L'amour et la confiance sont-ils un seul et même sentiment ? Oui, du moins c'est ce que je pensais. J'aspirais à ma tranquillité d'esprit comme on songe à recommencer sa vie. En partageant le malheur des autres, il arrive que nous nous protégions de celui qui, confusément encore, nous menace ; la compassion peut être une distraction. Mais quand la souffrance est là, il peut y avoir, plus qu'une consolation, une paradoxale euphorie d'en éprouver l'universalité. Au contact des personnes qui sont dans le chagrin, ou à peine sorties de l'adversité, ma propre infortune se diluait mais ne se dissipait pas, agissant à la manière d'un café trop fort qu'on allonge, ce qui le rend, dit-on, encore plus stimulant. Me fondre dans le malheur du monde ne me faisait pas ressentir moins douloureusement celle dont je pensais être touchée, cela l'exaltait souterrainement. Sans y prêter attention les pages que j'avais écrites il y a si longtemps se sont échappées de mes mains et se sont éparpillées par terre. J’ai pensé : Qui ? Et comment ? J’ai pensé : Après toutes ces... Ces quoi ? Ces annéesEn m’agenouillant pour ramasser les pages noircis de mots, les questions  défilées.  Est cette insensibilité qui te rendais aussi vide ? Est ce moi qui étais trop amère ? Ma première vrai rupture en direct  j’aurais jamais cru que ça serait pareil qu’un accident de voiture, un violent coup de frein et je me prends un choc émotionnel de plein fouet.  Etais est ce entièrement ma faute ? C’est bizarre ce qui peut a pu me traverser l’esprit dans des moments pareils d’ailleurs c’est quoi l’amour est ce aussi fugace ? Apres ma rupture plus j’essayais de dormir moins j’étais fatiguée j’étais bien éveillée j’ai tout essayé j’étais tout simplement immnisé contre le sommeil. J'existais très peu, physiquement. J’étais vague, brouillée, incertaine, j’étais à peine. Un peu là beaucoup ailleurs. J’avais ce besoin d’évoquer certains êtres qui illuminé mon parcours me tenaillaient depuis que j’avais découvert qu’ils occupaient mes nuits. L'histoire de tous avait eu raison de son histoire à lui. Il avait pourri la promesse. C'est un beau jour de printemps parisien pourtant certaines nuits encore le manque d'amour réveille  me réveille en pleine nuit, me  rappelant que je suis seule et que j’ai l'impression d'étouffer, je me lève  boire un verre d'eau, mais l'amour qui n'est pas là me coupe le souffle une nuit de plus. Pauline Penicaud
J'aime photographier les gens qui portent sur leur face force& Dignité quoi que leur vie ait fait subir, elle ne les a pas détruits mais certaines regards et émotions sont bien plus fragiles.

# Posté le jeudi 13 août 2009 13:46

Modifié le jeudi 13 août 2009 16:06

Intérieur nuit. Un appartement, une fête. Du bruit, du monde. Les gens boivent, fument, parlent, dansent. On voit d'abord ce visage en gros plan, de face. Ce visage qui ne s'oublie pas mais qui laisse entrevoir un air mélancolique comme si son souvenir avait commencé à s'estomper, comme ces photos qui jaunissent en vieillissant. Il me semble pas qu'elle était triste mais plutôt songeuse car elle pensait oui peut être un peu trop à certains moments vécus. Je me suis souvent fais la remarque qu'en écrivant sur quelque chose de douloureux, on guérit la douleur. Je n'étais pas, lorsque j'ai commencé à écrire l'histoire de ma vie, j'étais trop fragile, tout chez moi ne tenait encore qu'à un fil et je ne suis pas, encore maintenant, guérie de certaines choses. Mais on gagne effectivement une petite distance avec les souvenirs en les gardant en suspension dans son esprit pendant qu'on s'efforce de trouver les mots qui correspondent. Le processus est si lent, si progressif qu'on ne remarque pas ses effets, mais l'important est que c'est un processus. Je ne sais pas au juste depuis combien de temps l'idée me travaillait. Des années probablement. . A plusieurs reprises j'ai tenté de comprendre les autres de leur parler. Je n'ai pas obtenu de réponse. Alors, je me suis tu. Tu pour que les gens eux me comprennent pour une fois être le centre de toutes les intentions. Au début rien ni personne ne captait mon attention, seules mes jambes semblaient vivre. Un regard vide, des gestes maladroits parfois. Ensuite je me suis mise à écrire, peut être est parce que l'écriture choque plus que de simple parole, j'ai écris des textes dont on m'a souvent dit qu'on ce reconnaissait à travers ces lignes, car j'observe ce qui m'arrive à moi comme si cela arrivait à quelqu'un d'autre. Je ne crois pas que mes textes soient tristes non mais il y a entre chaque fragment de phrases un message d'espoir. J'ai écris pour me consolais mais quelqu'un m'a dit que rien ne console parce que rien ne remplace, voila pourquoi je continuerais d'écrire pour combler un vide un manque que sais-je. Pauline Penicaud

Intérieur nuit. Un appartement, une fête. Du bruit, du monde. Les gens boivent, fument, parlent, dansent. On voit d'abord ce visage en gros plan, de face. Ce visage qui ne s’oublie pas mais qui laisse entrevoir un air mélancolique comme si son souvenir avait commencé à s'estomper, comme ces photos qui jaunissent en vieillissant. Il me semble pas qu’elle était triste mais plutôt songeuse car elle pensait oui peut être un peu trop à certains moments vécus. Je me suis souvent fais la remarque qu’en écrivant sur quelque chose de douloureux, on guérit la douleur. Je n'étais pas, lorsque j'ai commencé à écrire l'histoire de ma vie, j'étais trop fragile, tout chez moi ne tenait encore qu'à un fil  et je ne suis pas, encore maintenant, guérie de certaines choses. Mais on gagne effectivement une petite distance avec les souvenirs en les gardant en suspension dans son esprit pendant qu'on s'efforce de trouver les mots qui correspondent. Le processus est si lent, si progressif qu'on ne remarque pas ses effets, mais l'important est que c'est un processus. Je ne sais pas au juste depuis combien de temps l'idée me travaillait. Des années probablement. . A plusieurs reprises j'ai tenté de comprendre les autres de leur parler. Je n'ai pas obtenu de réponse. Alors, je me suis tu. Tu pour que les gens eux me comprennent pour une fois être le centre de toutes les  intentions. Au début rien ni personne ne captait mon attention, seules mes jambes semblaient vivre. Un regard vide, des gestes maladroits parfois. Ensuite je me suis mise à écrire, peut être est parce que l’écriture choque plus que de simple parole, j’ai écris des textes dont on m’a souvent dit  qu’on ce reconnaissait à travers ces lignes, car j'observe ce qui m'arrive à moi comme si cela arrivait à quelqu'un d'autre. Je ne crois pas que mes textes soient tristes non mais il y a entre chaque fragment de phrases un message  d’espoir. J’ai écris pour me consolais mais quelqu’un m’a dit que rien ne console parce que rien ne remplace, voila pourquoi je continuerais d’écrire pour combler un vide un manque que sais-je. Pauline Penicaud
Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée



# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:13

Modifié le mercredi 26 août 2009 06:15

J'ai pris le petit corps par la main. Je l'ai conduit chez le psychiatre rue de Grenelle. Je crois que j'étais tellement fatiguée, et je n'en pouvais tellement plus, que j'en étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait que j'organise ma vie en fonction d'un bien être physique Le vent soufflait je frissonnais dans cette petite rue. J'ai longtemps pensé que les vides n'existaient certainement pas ou pas encore. Les vides viendront plus tard, lorsque les joies et les douleurs se font moins violentes et excessives. Lorsqu'on comprend que malgré tout, on continue à vivre. Lorsqu'on commence à moins attendre. Tu m'as souvent demandé si j'écrivais ce que je vivais ou ce que j'aurais aimé vivre.*Je ne t'ai jamais vraiment répondu par pudeur je pense. Je me suis posé trop de questions ce soir là. Je me demandé si l'amour et l'écriture ne naissaient pas en même temps. Sans doute était-ce un même mouvement. Celui de se dresser vers le ciel et de se laisser traverser par la vie. C'est peut être pour ça que j'écrivais, pour me souvenir de ce qui a été oublié. Pour le retrouver. Partir. J'ai eu des années pour penser à cela, partir et arriver, jusqu'à ce que ces moments aient acquis l'épaisseur d'une écorce noueuse qui les déforme et leur confère une sorte de grandeur. Il y a dans le monde quelque chose qui ne tourne pas rond. Je me dis chaque jour : Aujourd'hui, je vais écrire une histoire.' Mais le soir, après la vaisselle du dîner, je me mets à bâiller et je me dis : 'Demain, je l'écris demain, absolument. Pauline Penicaud.

J'ai pris le petit corps par la main. Je l'ai conduit chez le psychiatre rue de Grenelle. Je crois que j’étais tellement fatiguée, et je n'en pouvais tellement plus, que j'en étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait que j'organise ma vie en fonction d'un bien être physique Le vent soufflait je frissonnais dans cette petite rue. J’ai longtemps pensé que les vides n’existaient certainement pas ou pas encore. Les vides viendront plus tard, lorsque les joies et les douleurs se font moins violentes et excessives. Lorsqu’on comprend que malgré tout, on continue à vivre. Lorsqu’on commence à moins attendre. Tu m’as souvent  demandé si j’écrivais ce que je vivais  ou ce que j’aurais aimé vivre.*Je ne t’ai jamais vraiment répondu par pudeur je pense. Je me suis posé trop de questions ce soir là. Je me demandé si l’amour et l’écriture ne naissaient pas en même temps. Sans doute était-ce un même mouvement. Celui de se dresser vers le ciel et de se laisser traverser par la vie. C’est peut être pour ça que j’écrivais, pour me souvenir de ce qui a été oublié. Pour le retrouver.  Partir. J'ai eu des années pour penser à cela, partir et arriver, jusqu'à ce que ces moments aient acquis l'épaisseur d'une écorce noueuse qui les déforme et leur confère une sorte de grandeur. Il y a dans le monde quelque chose qui ne tourne pas rond. Je me dis chaque jour : Aujourd'hui, je vais écrire une histoire.' Mais le soir, après la vaisselle du dîner, je me mets à bâiller et je me dis : 'Demain, je l'écris demain, absolument.     Pauline Penicaud.
Il paraît que je suis toute petite.






Photo et texte qui seront peut etre modifiés

# Posté le lundi 18 mai 2009 13:39

Modifié le lundi 17 août 2009 14:56